Le mont Saint Helens
En 1980, le plus grand désastre volcanique des Etats-Unis fut aussi l’un des mieux observés et étudiés. Car lorsque le mont Saint Helens entra en éruption après un sommeil de 120 ans, personne ne fut réellement surpris. les scientifiques avaient, en effet, mis le volcan sous haute surveillance depuis des mois et, bien qu’ils ne pouvaient prévoir le moment exact de l’éruption, ils savaient que le gonflement observé sur son flanc signifiait une remontée magmatique et une entrée en activité imminente. L’éruption provoqua l’effondrement du flanc nord du volcan et des coulées de boue et de roches. Le souffle de l’explosion pulvérisa le cône volcanique et rasa la forêt sur des kilomètres carrés. Des pluies de cendres retombèrent sur une vaste région du nord-ouest des Etats-Unis, et jusqu’en Oklahoma.
Le mont Saint Helens de nos jours
L’énorme cratère enfer à cheval engendré par l’explosion du sommet de la montagne. Au centre, des remontées de périodiques de magma ont progressivement érigé un dôme de lave.
Une montagne décapitée
Les films de l’évènement révèlent que, une fois l’éruption commencée, une grande partie du mont Saint Helens fut soufflée en moins d’une minute par une explosion cataclysmique.
Mars-mai 1980
Pendant plusieurs mois, du magma remonta et s’accumula dans une énorme cavité à l’intérieur du flanc nord du volcan, fracturant les roches. Des semaines avant l’éruption, les volcanologues observèrent des déformations du sol et enregistrèrent des séismes.
18 mai, 8 heures 32 minutes et 37 secondes
Le flanc du volcan est emporté par un énorme glissement de terrain. Par la suite, les géologues se serviront du schéma de ce glissement de terrain pour identifier des dépôts similaires sur d’autres sites volcaniques.
18 mai, 8 heures 32 minutes et 41 secondes
Le cratère explose, libérant une énorme colonne de roches, de cendres et de gaz, qui entraîne des coulées pyroclastiques. Le panache en forme de champignon s’élève à 19 km d’altitude dans l’atmosphère.
Une forêt rasée
Le souffle de l’explosion fut si violent qu’il rasa la forêt sur des kilomètres carrés, couchant les arbres comme des fétus de paille.
Une coulée dévastatrice
Dans le quart d’heure qui suivit l’explosion, une coulée bouillante de débris volcanique (cendres et roches) et d’eau dévala le flanc de la montagne à une vitesse de 71 km/h.
Des villes sous les cendres
Dans les jours qui suivirent l’éruption, des pluies de cendres volcaniques s’abattirent sur de nombreuses villes de la côte nord-ouest. Heureusement, les villes proches de Portland et de Seattle ne subirent que peu de dégâts.
Information sur l’éruption
Date : 18 mai 1980
Indice d’explosivité volcanique : 5
Type d’éruption : plinien
Volume éruptif : 1 km3
Nombre de victimes : 57